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L'or sang les sauvages/Donde esta el oro

L’or sang les sauvages/Donde está el oro?  est un écho contemporain à la résistance à la prédation des richesses et à la dilution de soi.

Soutenue par la Direction des Affaires Culturelles de Guadeloupe dans le cadre d’un travail de recherche-création mené auprès des Kalinagos de la Dominique fin 2024, cette série interroge les premiers contacts entre les peuples autochtones de la Caraïbe et les colons européens, tout en refaisant un pont avec les thématiques déjà travaillées (microchimérisme, épigénétique, sauvageries, etc.).

Elle comprend des pièces de divers matières et supports : peintures sur toiles grand et moyen format, dessins, aquarelles, collages, oeuvres textiles, porcelaine, etc. Cette série est aussi le retour à la couleur avec le choix de l’indigo, de la garance et du café, comme un lien de plus avec l’histoire de la région.


Ci-contre : Civilisation, 2025, Acrylique, pastels gras et secs, perles, boutons, sable, sur toile,160x175cm



Microchimérisme : le ventre des colonisées

Le terme « microchimérisme » tire son origine de la Chimère de la mythologie grecque, une créature composite souvent représentée comme une combinaison de lion, de chèvre et de serpent. Dans le contexte biologique contemporain, le microchimérisme révèle une réalité où les générations passées et futures coexistent dans le corps d'une mère, créant une mosaïque génétique unique qui peut être transmise aux générations suivantes.

Ces échanges cellulaires microscopiques ne sont pas seulement un phénomène biologique, mais aussi une métaphore des liens complexes et souvent invisibles entre les individus, les cultures et les histoires. La question du microchimérisme, à travers le prisme singulier de l'histoire précolombienne, postcolombienne et contemporaine, est d'une importance capitale et ne peut être ignorée. Le microchimérisme, en tant que concept biologique, peut être transformé en une expression artistique qui donne une voix aux histoires souvent silencieuses des femmes colonisées.



Ci-contre : Sans titre 5, 2024, Encre de Chine, café sur papier,15x20 cm



Sauvagerie(s) 

"Sauvagerie(s)" sonde le concept du "sauvage" en prenant l'exemple de l'histoire caribéenne, remettant en question les stéréotypes et les perceptions passées et présentes. Le fauve est une métaphore ambigüe qui représente à la fois les piliers de la sauvagerie (capitalisme, patriarcat, colonialisme, impérialisme) et leur attrait mais aussi la nature, son élégance, son authenticité. Y sont explorés les paradoxes et les complexités du terme, tout en invitant à une réflexion sur la relation entre le sauvage et la société, notre idée de l'Autre, le basculement de l'humain dans l'inhumain.

Cette série déconstruit les sauvages pour questionner nos natures.




Ci-contre : Silences, Sauvages, 2023, Encre de Chine et acrylique, sur papier, 30x40 cm


Que s'est-il passé dans la forêt ?

Une multitude de scénarios a pu se dérouler au sein de notre forêt caribéenne. Alliances inattendues entre nègres marrons en fuite et indigènes, caches de familles d'esclaves en quête de liberté, poursuites de captifs par les maîtres de plantation, ou encore étreintes amoureuses transcendant les barrières sociales ? Chaque œuvre à l'encre de Chine est un fragment d'histoire hypothétique.

Inspirée par des recherches dans les archives départementales de la Guadeloupe, cette série chimérique crée un espace où le réel et l'imaginaire se mêlent. Elle invite les spectateur•ice•s à explorer les liens complexes, inattendus entre les peuples et les cultures de la région caribéenne dont nous sommes les descendant•e•s.



Ci-contre : Présent suspendu, 2023, Encre de Chine, dorure, sur papier, 30x40 cm


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© Karib aka Emilie Bosc / ADAGP

karib [at] etik.com | instagram.com/karib_aka_emilieb

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